departComme je vous l’ai dit, Laetitia a bien tenté les années passées à se mettre à courir mais elle n’a jamais continué. Cette année, c’est différent, il s’est passé quelque chose. Revenons donc sur cette première séance, au tout début du mois de septembre, celle du « commencement ».

Fin août, nous étions à Chamonix où je suis allé courir la TDS. Une fois de plus, elle était là, avec les enfants, prête à venir à ma rencontre près de l’arche d’arrivée. Mais j’ai abandonné à mi-course et cette fois était donc différente des autres. Je crois qu’à m’entendre énumérer les raisons de mon échec et la façon dont j’ai vécu cette aventure, elle a petit à petit pris conscience de ce que la course m’apporte comme sensations, comme bien-être. C’est peut-être ce qui l’a poussé à s’y mettre elle aussi.

Jusque là, elle n’a jamais couru plus de 30 minutes, sur des vitesses proches de la marche, sur des distances n’excédant pas les 4 ou  5km. De temps en temps, elle y allait seule et parfois, je l’accompagnais. L’inconvénient de courir avec moi, c’est que nous n’avons pas du tout le même rythme. Lorsque j’étais devant elle, elle tentait de me suivre pour ne pas me retarder. Lorsque j’étais derrière elle, elle avait l’impression de me ralentir, qu’elle me gênait. Elle n’avait pas compris que j’essayais de me mettre à son allure. Nous avons plus ou moins abandonné cette idée de courir à deux.

Puisqu’elle me parlait de se mettre à courir, je l’ai alors encouragé à aller avec les Lacets du Lizon, mon club. Tous les samedis matin, il y a un entrainements pour les moins rapides. Ce rendez-vous est souvent fréquenté par des filles qui soit se plaisent à courir doucement pour pouvoir discuter, soit cherchent à progresser pour un jour courir avec le groupe du dimanche, les plus « rapides ». Chaque samedi, il y a un ou deux « coachs » pour mener le groupe. Parfois, il se scinde en 2 ou 3 en fonction des différents niveaux.

A force de lui répéter, elle a fini par y aller, le premier week-end de septembre.

Au bout d’une heure et demi, elle était de retour à la maison :
– « Alors? » lui ai-je lancé
– « Génial ! C’était super bien! »
Et la voilà partie à me raconter sa séance :  » on est passé par là, et là j’ai couru mais dans la montée, j’ai marché… le coach était super … j’ai eu un point de côté…« 

Au final, sa sortie à duré 1 heure, elle a couru 6.5km et grimpé 140m de dénivelé. Un record pour elle qui n’avait jamais fait autant !!!

Du coup, non seulement elle s’est fait plaisir, mais en plus, elle s’est fait une copine avec qui elle est retournée courir en semaine!

La voilà super motivée pour continuer. Finalement, la séance de groupe (mais sans moi) c’était peut-être ça la solution…

Et vous? Vous vous souvenez de votre toute première séance? En solitaire? En couple? En groupe? Sur la route? Dans les chemins?
Elle a duré combien de temps? Comment vous sentiez-vous après? Vous avez continué ou laissé tomber?

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